La Police Scientifique

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              Les Empreintes Digitales

 

Comment se forment-elles?

 

          On estime que les empreintes digitales commencent Ă  se former aux alentours de la 13e semaine de grossesse. Leur forme si caractĂ©ristique dĂ©pend de nombreux facteurs,comme la vitesse de croissance des doigts,l'alimentation du fƓtus...Ce qui fait que chaque individu,mĂȘme chaque doigt, a son empreinte propre. Alors si 2 vrais jumeaux ont des empreintes digitales ressemblantes, elles sont pourtant diffĂ©rentes.

 

Leurs particularités

 

          Une empreinte digitale est une marque laissĂ©e par les crĂȘtes des doigts,des mains,des pieds lorsqu'elles touchent un objet. Les empreintes digitales sont regroupĂ©es en trois catĂ©gories principales : l'arche, le tourbillon et la boucle. À l'intĂ©rieur de chacune de ces catĂ©gories, il y a un trĂšs grand nombre d'Ă©lĂ©ments qui nous diffĂ©rencient les uns des autres. En plus des cicatrices, il y a les fourches, les Ăźlots et les espaces qui donnent un caractĂšre unique aux empreintes. Elles sont repĂ©rables grĂące au polilight, un appareil qui permet de dĂ©couvrir certains indices invisibles Ă  l'oeil nu (voir outils d'aide Ă  l'identification).

 

           Sur une scĂšne de crime, les experts vont identifier l'empreinte: ils vont lui faire subur une rĂ©action, lui donnant ainsi un contraste pour la rendre visible.

 

           Il y a plusieurs mĂ©thodes de rĂ©action:

 

    -L'optique:le poolilight par luminescence (voir outils d'aide Ă  l'identification)

 

    -Chimique:la ninhydrine( DFO ), efficace sur les surfaces poreuses(bois, papier sec, carton sec...), rĂ©vĂšle des empreintes trĂšs vieilles.

 

      - Physique:par saupoudrage,quand l'objet ne peut ĂȘtre dĂ©placĂ© en laboratoire;mĂ©thode moins efficace que les mĂ©thodes optique et chimique mais qui permet de relever les empreintes sur les surfaces lisses comme le plastique, le verre...

 

 

Vient ensuite l'identification:


Elle est constitué de 4 étapes :


      -l'analyse: on vĂ©rifie la qualitĂ© de la trace digitale(examen du type, du nombre de minuties,de la clartĂ© du dessin...)

 

 

      -la comparaison: on compare la trace avec les empreintes potentielles et on met en Ă©vidence des concordances et discordances.

 

 

      -l'Ă©valuation: les particularitĂ©s observĂ©es sont elles concordantes? Identification selon un standard numĂ©rique.

 

 

      -la validation: contrĂŽle de l'analyse, la comparaison et l'Ă©valuation par une deuxiĂšme personne

 

 

 

 

 

 

 

 

                  Poisons et Drogues

 

L'empoisonnement n'est pas un crime dĂ©suet, il est mĂȘme encore assez courant. Comment le dĂ©celer ? La toxicologie tient la rĂ©ponse.

Rechercher les poisons

La toxicologie, comme la pratique les départements de la police scientifique, consiste à rechercher les poisons, les drogues et les médicaments responsables de l'intoxication d'un individu.
Grùce aux méthodes trÚs fines des tests de dépistage des toxiques, on peut savoir ce que la victime a ingéré et en quelles quantités. Ces tests sont réalisés sur des échantillons de sang ou d'urine. Comme une courante analyse, on retrouve tous les éléments qui y sont présents, dont les toxiques.
Dans des affaires criminelles, le doute ne doit pas rĂ©gner. C'est pourquoi, afin de confirmer la prĂ©sence de poison ou de drogue, on effectue une autre analyse. Il s'agit d'une mĂ©thode physico-chimique (chromatographique) qui, une fois les produits Ă©tudiĂ©s sĂ©parĂ©s, retrouve leur proportion exacte, par analyse spectrale ultraviolette. On obtient alors un graphique oĂč chaque ligne correspond Ă  un composant de l'Ă©chantillon. Si un poison est dĂ©celĂ© il apparaĂźt comme un nouveau trait dont la taille reprĂ©sente, en pourcentage son taux de prĂ©sence dans l'Ă©chantillon.

Obtenir d'autres informations

Ces analyses renseignent également sur les conditions et la vitesse de l'intoxication, et donc parfois de la mort. Effectivement, si l'on mÚne cette recherche dans différents organes du corps intoxiqué, on peut savoir quand et comment ils ont reçu le toxique. Par exemple, si on trouve un taux élevé d'héroïne et peu de molécules dérivées dans le sang associés à la quasi absence de la substance dans les urines, on peut conclure à une mort rapide par overdose.

Mais les toxiques laissent leurs traces ailleurs que dans le sang et les urines. Certains mĂȘme ne s'Ă©liminent que par les cheveux, les poils ou les ongles. On peut donc trĂšs bien savoir si la prise de produits, stupĂ©fiants ou non, est antĂ©rieure Ă  la mort et donc si elle en est la cause ou pas. On peut dater les prises de diffĂ©rents produits rien qu'en analysant une mĂšche de cheveu.

MĂȘme les toxiques ne peuvent garder leurs secrets face Ă  la police scientifique, le crime parfait, dĂ©finitivement, n'existe pas.

 

                            La Balistique

 

La balistique, au sens littéral du terme, est l'étude des phénomÚnes auxquels est soumis un projectile. D'un point de vue criminalistique, il s'agit d'exploiter tout ce qui, de prÚs ou de loin concerne les armes à feu et leur utilisation.

 

Si les descriptions, vĂ©rifications de bon fonctionnement, classification lĂ©gale... font partie du travail initial,l'exploitation des caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©rales des empreintes de tirs des armes Ă  feu,permettra d'apporter des Ă©lĂ©ments nĂ©cessaire Ă  l'investigation. Chacune de ces armes Ă  une identitĂ© et marque diffĂ©remment chaque balles et douilles qui peuvent ĂȘtre retrouvĂ©es sur les scĂšnes de crime. L'examen des ces munitions et de ces empreintes de tir,permettra de dĂ©terminer si plusieurs armes ont Ă©tĂ© utilisĂ©es,d'Ă©tablir le type de cette, ou de ces armes, d'attribuer le tir Ă  une arme suspecte,de vĂ©rifier l'antĂ©rioritĂ© de l'arme utilisĂ©e, d'alimenter des bases de donnĂ©es...

 

Depuis les années 1900, les balisticiens n'ont jamais cesser d'améliorer les techniques et matériels nécessaires à ce travail. L'invention du microscope comparateur(en réalité macroscope de comparaison) par Gravelle en 1925, fut une étape primordiale. Les progrÚs de l'optique et de l'éclairage de précision ont fait, de nos jour, de la technique d'identification au microscope comparateur? La méthode universelle dans tous les pays dotés d'une Police Scientifique.

 

Lorsque que le criminel appuie sur la dĂ©tente, le marteau frappe le percuteur, qui imprime une marque Ă  la base de la douille. En passant dans le canon, la balle frotte contre des lignes de mĂ©tal en relief sur la paroi. Ces lignes sont conçues pour imprimer un mouvement de rotation Ă  la douille, ce qui permet de dĂ©multiplier sa portĂ©e. ConsĂ©quence de ce fait, ces lignes laissent des rainures trĂšs distinctes sur la balle. Ces marques peuvent varier selon l'Ă©tat d'usure de l'arme, son mode de fabrication et des dimensions de celle-ci, en particulier l'usure du mandrin ou de l'outil qui a servi Ă  fabriquer l'arme et permettent ainsi au balisticien de mener Ă  bien son enquĂȘte. Chaque arme laisse une combinaison de marques unique, qui l'identifie parfaitement. C'est un peu sa signature.

 

La division de la police scientifique chargée de la balistique base ses analyses sur l'observation des rayures et autres marques portées sur la balle, la douille et l'arme. Elle peut aussi rechercher des traces de poudres et étudier leurs formes.

 

               Quelques types d'analyse lors d' une autopsie 

 

analyse du liquide cérébrospinal ( liquide dans lequel baigne le cerveau et la moëlle épiniÚre )

On recherche des antigénes bactériens comme :

-Streptococcus pneumoniae agent patogéne des pneumonies

-Haemophilus influenzae sous forme sans capsule agent patogéne d'ottites, sinusites sous forme capsulée agent patogéne méningites, épiglotite ( asphyxie )

-types de méningocoques A C Y , W135....

-alcoïdes végétales atropine (formule )molécules trÚs toxique agit sur le sytéme nerveux , mort étouffement coma

scopolamine (formule proche atropine): molécules provoquant hallucinations et pertes de consciences, de moyens haute toxicité

 

L'humeur vitrée: ne se décompose pas et donc on peut déceler la présence de substance ayant affecté la mort potassium vitrée servant à la datation des cadavres

sodium vitrée : test de ces molécules qui peuvent déterminer un empoisonnement

 

analyse d'urine urée vitrée: dépistage de présence toxique créatinine vitrée pouvant montrer un disfonctionnement au niveau du foie et pouvant confirmer les tests de drogues

 

chromatographie: méthode d'identification qui permet d' identifier les composants d' une solution, d' un échantillon reposant sur l' analyse du mouvement de ces composants, spécifique à une éspÚce chimique, entrainé par un courant de phase mobile ( éluant ) soit liquide ou gazeux .

Exemple

exemple de molécules d' atropine

                              Le Sang

Les tĂąches de sang sont Ă©galement repĂ©rables avec le polilight. Devant une trace de sang prĂ©sumĂ©e, il faut d’abord dĂ©terminer s’il s’agit bien de sang, puis s’il s’agit de sang humain avant d’essayer d’identifier son propriĂ©taire. L’identification de l’origine humaine d’une tache de sang est dĂ©terminĂ©e par des mĂ©thodes immunologiques. L’utilisation de sĂ©rum spĂ©cifiques capables d’agglutiner ou de prĂ©cipiter spĂ©cifiquement des Ă©lĂ©ments du sang humain permet de le distinguer du sang des autres animaux. L’origine prĂ©cise du sang est plus difficile Ă  Ă©tablir. Le policier relĂšve donc un Ă©chantillon et l'envoi au labo pour analyser l'ADN .

           - Au laboratoire de gĂ©nĂ©tique, on utilise tout d'abord une micropipette c'est Ă  dire qu'Ă  partir d'un Ă©chantillon infime contenant des cellules humaines, comme du sang, de la salive ou de la peau, un technicien extrait l'ADN ( pendant la purification, on sĂ©pare l'ADN du reste de la cellule.

       -DeuxiĂšme Ă©tape: le PCR. L'ADN purifiĂ© est soumis Ă  un traitement qui permet de multiplier seulement les sites intĂ©ressants.

           -DerniĂšre Ă©tape: l'Ă©lectrophorĂšse. Les segments d'ADN sont sĂ©parĂ©s par Ă©lectrophorĂšse. Cette technique permet de les trier selon leur longueurs.

     Si les indices biologiques sont exploitables depuis un peu plus d’un siĂšcle Ă  l’aide de mĂ©thodes essentiellement microscopiques, biochimiques et immunologiques, c’est beaucoup plus rĂ©cemment qu’ils ont Ă©tĂ© mis Ă  profit pour Ă©tablir des empreintes gĂ©nĂ©tiques, une mĂ©thode particuliĂšrement prĂ©cise d’identification issue des progrĂšs de la biologie molĂ©culaire. La mĂ©thode des empreintes gĂ©nĂ©tiques, dont le nom rappelle celui des empreintes digitales alors que son principe n’a rien Ă  voir, a Ă©tĂ© introduite en criminalistique par un biologiste britannique, Alec Jeffreys, en 1985. L'information gĂ©nĂ©tique d'un individu est unique car aucun autre membre de l'espĂšce ne possĂšde la mĂȘme combinaison de gĂšnes codĂ©s dans l’acide dĂ©soxyribonuclĂ©ique (ADN). En identifiant certaines sĂ©quences d'ADN propres Ă  un individu et en les comparant Ă  celles prĂ©sentes dans l'ADN laissĂ© sur les lieux d'un crime par son auteur, il est possible de disculper ou de confondre un suspect avec une trĂšs grande sĂ»retĂ©.
    On analyse des sĂ©quences d’ADN rĂ©pĂ©titives non codantes dont le nombre de rĂ©pĂ©titions est propre Ă  chaque individu. L'ADN est extrait des cellules laissĂ©es par le criminel sur les lieux du crime qui peuvent ĂȘtre des taches de sang, de sperme, des cellules buccales dĂ©posĂ©es par  de la salive, des cheveux. La probabilitĂ© pour que deux personnes prises au hasard possĂšdent un allĂšle de mĂȘme longueur est de 1/106.

     

     Lors d'une identification, on utilise en moyenne cinq sondes successives ce qui amĂšne la probabilitĂ© de tomber par hasard sur deux empreintes identiques Ă  une chance sur plusieurs milliards. La technique a bĂ©nĂ©ficiĂ© en outre de l’invention en 1983 par Kary Mullis, biochimiste amĂ©ricain nĂ© en 1944, de la PCR, rĂ©action de polymĂ©risation en chaĂźne de l’ADN qui permet d’obtenir des quantitĂ©s substantielles d’ADN Ă  partir, en thĂ©orie, d’une seule molĂ©cule servant d’amorce. Si l’utilisation des empreintes gĂ©nĂ©tiques n’a pas envoyĂ© au rencard les mĂ©thodes plus anciennes de la police scientifique, elle leur apporte une prĂ©cision inĂ©galĂ©e dans l’identification des auteurs de crimes et dans la mise hors de cause des innocents.

                                         RĂ©sumĂ©

 

Afin de résumer tout ce dont nous avons parlé précedemment nous vous proposons un lien qui met en place une scÚne de crime et de nombreux liens explicatifs..

 

http://www.centredessciencesdemontreal.com/autopsie/flash.htm